Au régime ?
Par guillaumeh le mardi 6 janvier 2009, 20:00 - Régime - Lien permanent
Il fallait vraiment faire quelque chose. Il y a quelques années, consultant e-business et référencement, la trentaine passée, urbain, sédentaire, marié, passant mes journées en réunions ou vissé sur mon fauteuil les yeux rivés sur mon ordinateur, pas franchement sportif, amateur de bons repas et, cela va de soi, de bons vins, enclin à un régime alimentaire typiquement masculin basé sur l'absence quasi totale de fruits et légumes, largement compensée par une (sur)abondance d'œufs mayonnaise, de viandes, pâtes, pizzas, charcuterie, gratins, fondants au chocolat, bas armagnac et autres menus plaisirs, j'ai réalisé que le quintal approchait dangereusement, que l'âge avançait inexorablement et que je n'avais plus le choix : je devais me mettre au régime.
Ce foutu régime a duré des mois ; je suis passé par toutes les méthodes - dissocié, protéiné, méditerranéen, j'en passe et des meilleures - et tous les stades, mais y suis parvenu. Bon, d'accord, il a fallu repartir de zéro, faire tabula rasa de toutes ces soi-disant méchantes habitudes alimentaires, aimer le légume, faire à mon grand dam une croix définitive sur le tarama-blinis, manger-bouger et me calmer sur les dîners téracaloriques évidemment trop arrosés, mais j'ai survécu.
Soit, me direz-vous. Une fois que la perte de poids est avérée, bien réelle, le cauchemar n'est pour autant pas terminé, car un régime ne s'abandonne pas comme ça, du jour au lendemain, les kilos ne demandant qu'à revenir et les bonnes occasions pour se lâcher étant décidément trop nombreuses : sous peine de faire le yoyo à la Elvis avec sa santé, en enchaînant les périodes d'abondance suivies de régimes draconiens, et donc de la mettre en péril, il est impératif de conserver les bons réflexes que vous vous étiez imposés, alors même que, famélique, vous vous preniez à rêver, persuadé que cette plaisanterie ne pouvait pas durer, de la prochaine côte de boeuf bien persillée que vous alliez bientôt pouvoir déguster. C'est là que le bât blesse : il faut s'y résoudre, l'effort à fournir pendant un régime est déjà un véritable pensum ; cela ne suffit pas, le penser équilibré ne doit plus vous quitter, même après ces longues semaines de vache maigre !
Le régime pour un homme est une vraie calamité et la gastronomie, en tout état de cause, fera toujours partie de nos gènes masculins ; je pense qu'il était devenu urgent, voire de salut public, de proposer un espace de partage comme ce site où nous pouvons, nous aussi, les hommes, nous exprimer sur ce sujet si pénible...

Commentaires
Un homme a bien moins besoin d'un regime qu'une femme !
C'est la notre avantage on consomme plus de calories au quotidien
bref une bonne vie bien remplie et ca roule tout seul ;)